La
24ème édition 2015 du
festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou s’est
clôturée ce samedi 7 mars à Ouagadougou
au Burkina Faso. Les annales de cette édition consigneront la participation bredouille de deux films congolais en compétition
officielle.
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Affiche du FESPACO 2015 |
« Sœur
Oyo » et « Mantuila,
un fou de la guitare », respectivement réalisés par Monique Mbeka
Phoba et Michée Sunzu Tshimanga, ce sont les deux films qui ont représenté la
république démocratique du Congo en compétition officielle de ce 24ème
FESPACO. Le film de Monique Mbeka Phoba était en compétition officielle dans la
Section Fiction Court métrage à côté
de vingt deux autres court-métrages. Il ne pouvait pas lorgner mieux que le
Poulain d’Or de Yennenga, le prestigieux prix qui récompense les films de
court-métrage ou, à défaut de le conquérir, s’offrir le Poulain d’argent ou
celui bronze. « Mantuila, un fou de la guitare » était en lisse dans
la Section Documentaire.
Simplement une participation
On
espérait le meilleur pour nos porte-étendards, on se satisfaisait d’être représenté
en compétition officielle, une satisfaction motivée par le sentiment de se
savoir exister d’autant que le FESPACO est le miroir où se reflètent ceux qui
existent ou, mieux, ceux qui essayent, qui semblent exister à travers leurs
cinémas.Mais de cette édition les annales consigneront simplement une
participation et rien de plus. Les films de la RDC n’ont pas reçu le moindre
prix officiel.
Il faudra attendre les prochaines éditions pour rentrer au palmarès. Toutefois, nos représentants auront, à l’évidence et à défaut d’arracher des récompenses, beaucoup appris. Le FESPACO est, par-delà la ruée au palmarès, un carrefour des vues à l’ombre duquel se révèlent et s’expriment les approches cinématographiques du monde. On s’essaie à imaginer ce qu’une telle rencontre a pu apporter à un réalisateur comme Michée Sunzu Tshimanga, qui en est son premier long métrage.
Il faudra attendre les prochaines éditions pour rentrer au palmarès. Toutefois, nos représentants auront, à l’évidence et à défaut d’arracher des récompenses, beaucoup appris. Le FESPACO est, par-delà la ruée au palmarès, un carrefour des vues à l’ombre duquel se révèlent et s’expriment les approches cinématographiques du monde. On s’essaie à imaginer ce qu’une telle rencontre a pu apporter à un réalisateur comme Michée Sunzu Tshimanga, qui en est son premier long métrage.
Nos plus belles réussites
Les
plus belles réussites congolaises au palmarès du FESPACO se couvrent de
poussière. C’est en 1999, lors de la 16ème
édition, organisée du 27 février au 6 mars 1999, que la RDC gagnait, et seulement cette fois-là, le grand
prix de l’Etalon d’or de Yennenga grâce
au film Pièces d’identité de Dieudonné
Mweze Ngangoura. Le film accaparait aussi le prix de la meilleure
interprétation féminine attribué Dominique Mesa pour son rôle dans Pièces
d’identité.
Les autres grandes
réussites sous la bannière congolaise ont été obtenues par Kuami Mambu N’zinga.
D’abord en 1972, lors de la 3ème
édition[1]où
il s’est vu décerné le Premier prix
courts métrages, le Prix de la commune de Ouagadougou et le Prix OCAM pour Moseka [2].
En 1985, lors de la 9ème édition[3], il
est récompensé du Prix de la perche
d’or pour le scénario de son film N’gambo.
La
RDC ne participe au FESPACO que depuis la 3ème édition sanctionnée
par le sacre de Wazzou le polygame de
Oumarou Ganda du Niger. De l’histoire du FESPACO, Oumarou Ganda est, avec Wazzou le polygame, le premier
réalisateur a remporter l’Etalon d’Or de
Yennenga.
L’Etalon
d’Or de Yennenga, récompense suprême
décerné au meilleur de la section long métrage de fiction, de cette édition est
revenue au réalisateur Hicham Ayouch pour son film « Fièvre ».
L’Etalon d’Argent et l’étalon de bronze
sont revenus respectivement à l’algérien Belkacem HADJADJ, pour Fadhma N'Soumer,
et au burkinabè Sékou TRAORE, pour L’œil du
cyclone. Le Poulain d’or, le premier du documentaire a récompensé le
film Miners shot down de Rehad Desai
d’Afrique du Sud.
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Hicham Ayouch. Eton d'or 2015. Ph:www.rfi.fr |
Au-delà de prix de sections proprement dite, le FESPACO a attribué de nombreux prix spéciaux. Ces prix, financés par des donateurs associatifs, privée, institutionnel ou étatique visent d’accompagner la promotion du cinéma africain
Cette
24ème édition s’est déroulée du 28 février au 7 mars, sous le
thème « cinéma africain : production et diffusion à l’ère du
numérique ». Elle est la première édition post-révolution après le
renversement populaire de l’ancien Président burkinabè, Blaise COMPAORE. La
prochaine édition aura lieu en 2017.
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