Sur Katanga Cultura!

dimanche 12 novembre 2017

Goma : Pamela Tulizo. Par-delà des images, un combat !

Dans son objectif, chaque photographie est une arme. Pamela Tulizo est photographe, vidéaste et promotrice et coordonnatrice de M. Mshuja Art (Mwanamke Mushuja Arts), une structure basée à Goma qui encadre les jeunes filles dans les domaines des arts plastiques, la peinture, la photographie et la couture. Regard sur la carrière d’une photographe engagée et hors pair.


Pamela Tulizo Ph : www.congoinharlem.org
Katanga Cultura blog : Comment êtes-vous arrivée dans la photographie ?
Pamela Tulizo : J’ai commencé la photographie après un parcours de journaliste dans un médias de Goma en tant que présentatrice. C’est après une année de parcours journalistique que je découvre ma passion en tant photographe à force de manier la caméra et des expériences de terrain de reportage. Je me suis découvert une passion pour la photographie. Après mes débuts, j’ai senti la nécessité de perfectionner ma

lundi 6 novembre 2017

La critique d’art. Le regard de Dagara.

Historien de l’art, critique et commissaire d’exposition indépendant. En tant que critique d’art, il correspondant à Paris pour la revue Contemporary And. Il collabore à la mise en place de différents projets, telles les Rencontres de Bamako en 2005. En 2012, il a été chercheur au Centre Pompidou pour le programme « Recherche et mondialisation ». En 2016, il animé un Workshop en médiation culturelle dans le cadre de la Biennale de Dakar.

De gauche  à droite, Fils Ngeleka et Dagara Dakin 

Katanga Cultura blog : Quel est le travail du critique d’art ?
Dagara Dakin : Le travail de critique d’art est d’informer le public sur la qualité ou l’absence de qualité d’une œuvre, d’une exposition, d’un événement artistique auquel il aura assisté. Sa fonction est de rendre compte, à un moment donné, de l’état de la production artistique.
Katanga Cultura blog : La critique est-elle nécessaire au progrès de l’art ?
Dagara Dakin : Oui. La critique est nécessaire au progrès de l’art dans ce sens que c’est parce qu’il y aura des critiques qu’il y  aura des discussions, des échanges et qu’on va pouvoir faire avancer, évoluer le regard sur la production artistique.

dimanche 16 octobre 2016

Nana Solfège : Les grands traits de l’itinéraire

Qu’elle eut pu s’exprimer, notre musique confierait à son sujet avoir perdu une des ses valeurs sûres. Solfège était de ces belles voix incontournables et emblématiques de la musique du Katanga. Son histoire était belle et bien engagée pour se conclure aussi brusquement et tragiquement. Je ne m’imaginais pas en venir aujourd’hui à l’abréger à ces seuls grands traits, je l’espérais plus longue encore !

Nana Solfège
L’ébauche     
Née le 1er janvier 1984, Nana KanzaYumba dite Solfège est la sixième d’une fratrie de onze enfants. Elle fait ses études primaires et secondaires à l’institut  Njanja et obtient un diplôme d’Etat en Math-Physique. Subséquemment, Nana entreprendra, sans aller au bout, des études supérieures à l’institut supérieur d’informatique Salama de Lubumbashi. Sa passion pour la musique remonte à depuis son très jeune âge. Très tôt, sa belle voix lui vaut le mérite de chanter dans la chorale de sa paroisse. Elle est de la veine de celles et ceux qui ont reçu le don de la chanson. Son habileté vocale, elle en prend conscience et s’en éprend de bonne heure. Elle s’y applique et parfait son potentiel à la faveur de rencontres et d’expériences diverses. L’élan lui fait pousser la porte de la Fédération des musiques chorales du Katanga. La musique a toujours été une constante de sa vie, une flamme pour laquelle elle s’est obstinément battu et qui n’a ni baissé dans l'estime ni pris une seule ride dans son appréciation. « Elle aimait bien s’habiller mais la musique c’était son truc. Elle est née et a grandi avec », me confiait un membre de sa famille.

Nana Solfège : Le concert d’hommages !

Son art forçait l’estime. Elle aura été de ces voix dont le savoir-faire a apporté une certaine maturité   ainsi qu’une espèce d’authenticité à la musique locale. Très appréciée et estimée du grand public pour son art, sa maestria vocale et sa personnalité, Solfège s’est rendue célèbre en 2008 après avoir rejoint les rangs du groupe « Casse-tête » du célèbre musicien RJ Kanierra. La célébrité s’est éteinte le  16 septembre dernier des suites d’un accident de circulation sur la route Kasumbalesa-Lubumbashi.
Nana Solfège
L’annonce de sa mort à suscité un vif émoi dans le grand Katanga et en dehors où le charme de l’art de la chanteuse lui avait recruté de nombreux groupies. Solfège était de ces belles voix incontournables et emblématiques de la musique du Katanga. Son timbre s’était bâti une petite omniprésence. Ceux qui ne consentaient pas de l’écouter se surprenaient obligés. Qu’elle eut pu s’exprimer à son sujet, notre musique confesserait avoir perdu une des ses valeurs sûres.
Concert d’hommages
Des voix et des initiatives se sont succédées de partout à Lubumbashi en expression d'adieux en la mémoire de l’artiste. Des chants et des messages d’hommages spontanés, autant innombrables que diversifiés, des anonymes et des célébrités des domaines divers, ont été rendus à la mémoire de la chanteuse dont la vénusté de la voix résonnera encore dans les souvenirs de plusieurs.